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Ingénieur Devops : sa boite à outils

Difficile de dresser une liste complète des outils qu’un devops doit connaître. D’ailleurs on pourrait aussi graduer le niveau requis dans chaque outil. En effet, je pense qu’un devops doit être ce qu’il y a de plus polyvalent et avoir quelques domaines privilégiés.

Sur le papier, certains imaginent le devops comme un MacGyver qui va être capable de faire du dev et de l’ops. Concrètement et au vue des précédents articles et vidéos que j’ai publié vous pouvez vous douter que mon point de vue est un peu différent. En outre, le cloud fait partie e ces outils mais n’est pas impératif.

Rappelons-le, le devops est là pour automatiser et organiser les déploiements pour permettre d’itérer trsè facilement les nouvelles versions de vos services.

Les schedulers ou ordonnanceurs de tâches sont donc inévitables :

  • Jenkins : mon préféré car il repose sur la fondation Apache, possède une grande communauté et est totalement gratuit
  • Gitlab : allie à la fois l’organisation des équipes, les déploiements et le code, il n’y a pas plus complet sauf qu’une partie repose sur la version d’entreprise payante
  • Rundeck : outil gratuit mais moins complet et un peu moins adapté à l’élaboration de pipeline
  • CircleCI : très bon outil assez complet mais avec une version payant à partir d’un certain niveau d’utilisation

Les orchestrateurs pour compléter les ordonnanceurs de tâches :

  • Ansible : de loins mon préféré par sa simplicité et dans un contexte de pipeline de déploiement d’applicatif, simple en python à base de ssh
  • Puppet : plus adapté à de la gestion globale d’une infrastructure
  • Chef : un peu plus complexe et plus adapté à une gestion d’une infra

Les outils de tests :

  • Jmeter : là encore mon préféré issue de la fondation Apache avec une large communauté et gratuit surtout
  • Postman : idéal pour tester des API mais les fonctions les plus intéressantes sont dans la version payante
  • JUnit : pour les tests unitaires du langage Java il existe dans tous les langages ce genre de librairie

Le monitoring, la collecte de métriques ou de logs :

  • prometheus : une base de données timeseries qui scrappe les routes qui lui sont données. Peut être rendu dynamique avec Consul ou le DNS par exemple. N2cessite des exporter pour afficher les métriques sur des routes au format openmetrics.
  • influxdb : une autre base timeseries qui ne scrape pas mais permet une bonne rétention des métriques (sur la durée, à la différence de prometheus).
  • zabbix : très bon outil complet de monitoring et collecte de métriques, fonctionne avec des agents.
  • munin/nagios : solution similaire à zabbix
  • grafana : incontournable pour visualiser des métriques et créer des alertes
  • elasticsearch/logstash/kibana : la triplette la plus puissante en matière de cllecte de logs et de leur analyse sous différentes formes.
  • Netdata : pour disposer de la plupart des métriques de votre machines, s’installe en une simple ligne de commande.

En matière d’organisation de dépôt l’inévitable gitflow qui permet d’organiser ses branches git pour collaborer facilement en équipe tout en ayant une construction robuste d’outils de production.

Les bases de données, en avoir quelques notions :

  • postgresql
  • elasticsearch
  • cassandra
  • mariadb
  • sqlite

Le déploiement applicatif qui se reconstruit

Déployer et itérer c’est le leitmotiv actuel. De nombreuses sociétés éprouvent le besoin de pousser de nombreuses versions de microservices. Et c’est un des atouts des microservices, réduire l’étendu d’un code pour permettre son évolution plus rapide. Les microservices apportent en même temps des évolutions en terme d’organisation et plusieurs méthodes en sont le fruit : agile, scrum…

Eh oui le besoin actuel est de pousser le plus rapidement possible en production avec des risques limités. Mieux il s’agit de mettre en place des processus qui permettront de s’améliorer par l’erreur. Certaines sociétés comme Netflix ont même placé au cœur de leur infrastructure la nécessité de les éprouver fortement avec des chaos monkey. Il s’agit de fermé tomber des serveurs, des datacenters voir des zones entières à la manière où un singe arracherait les fils dans vos baies.

L’organisation est donc un point clef de la réussite en plus de la transformation technologique.

Pour revenir sur les microservices, ils permettent de passer d’une organisation horizontale à une organisation verticale. Le mode horizontal rassemblait dans une même équipe les sysadmin puis dans une autre les développeurs etc. Avec un système vertical par microservices une team est construite avec chaque corps de métier dont le but sera de produire une nouvelle version de l’application avec des évolutions courtes en terme de délais (les sprints).

Définition du devops : entre technique et histoire

Mouvement, philosophie, initulé de poste… tout le monde y va de sa petite définition. Alors finalement pas de raison que je ne fasse pas la mienne après la lecture de plusieurs livres sur le sujet et pas mal de vidéos et autres articles en ligne.

En route vers le devops…

Avant le devops ?

Sysadmin versus developpeurs lol. C’est souvent le résumé qu’en font certaines personnes. Un clivage entre deux modes de pensées certes mais avec des raisons justifiées des deux côtés (il n’est pas question de jeter la pierre à l’un ou à l’autre) :

  • developpeur : on te demande de faire preuve d’innovation, d’aller toujours plus vite et d’inventer de nouvelles solutions
  • sysadmin : ta tâche est ardue pour permettre de maintenir une plateforme dans un état de production avec une stabilité infaillible bien souvent contre tous

Bref un problème que n’ont pas souvent réussis à résoudre les managers car finalement les objectifs doivent tous être réalisés. C’est ainsi qu’est né le devops mi-sysadmin mi-dev. Mais finalement est-ce vraiment bien cela dont on attend de lui ?

Automatiser les déploiements

En partie oui mais pas seulement. D’un point de vue organisation, il est là pour mettre de l’huile dans les rouages, établir des process pour accélérer les choses. En revanche d’un point de vue technique, il est là pour automatiser la mise en production des appplications ou services (micro souvent).

Dans ma vidéo, je fais le parallèle avec l’industrie automobile et ses chaînes de production. Pour l’informatique, c’est l’émergence du déploiement automatisé. L’objectif principal étant de livrer toujours plus vite en limitant les risques. C’est aussi ce que nous allons apprendre au fur et à mesure des vidéos.

J’irai même plus loin. Cloud ou pas cloud, docker ou pas, le devops est omniprésent et ne dépend pas de ces technologies. Sa fonction est d’automatiser les mises en production peu importe le support. Une fois que l’on a compris cela on a déjà fait un grand pas.

Avec cette automatisation vient la standardisation. Et dans notre domaine cela ne fait pas de mal et donnera surement un bon coup de main aux administrateurs systèmes qui ont souvent perdus l’écoute et que l’on ne comprend plus dans leur posture.

Ainsi donc suivant les environnements, le devops pourra être une culture (certaines entreprises vont jusque changer tous les intitulés de leurs sysadmins en devops) ou un poste spécifique. Mais finalement, il faudra mettre tout le monde autour de la table pour parler de l’automatisation du déploiement des applicatifs.

Formez vous et créez votre propre pipeline devops !!!

Devops, je vous propose de vous lancer dans une nouvelle playlist qui vous guidera petit à petit vers ce que doit savoir faire un ingénieur devops : déployer automatiquement une application ou un service. Bien sûr cette série sera assez longue mais progressive, elle vous permettra de toucher du doigt un grand nombre de technologies. Mais nul besoin de cloud comme le propose un grand nombre de démo. Tout cela sera fait sur votre laptop en toute simplicité.

Voici donc quelques technologies de l’ingénieur devops que vous allez découvrir et utiliser dans cette série :

  • vagrant
  • virtualbox
  • jenkins
  • ansible
  • jenkins
  • docker
  • gitlab
  • gitflow

Cet ensemble de technologies va vous plaire j’en suis sûr. Et surtout vous n’aurez nul besoin d’internet pour lancer votre infrastructure.

Voici donc la présentation de ce projet en vidéo.

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